La famille dans tous ses états

Nathalie Bonfante

Nathalie Bonfante

En milieu d'après-midi, mon épouse s'était retranchée dans notre chambre afin de profiter de son état dépressif latent (unipolaire, non traité). Je la soutenais, a priori. Je respecte les libertés individuelles et le droit à la mélancolie. Je n'avais donc rien tenté pour la soustraire à sa retraite cénobite. De temps à autre, je pouvais entendre quelques sanglots importuns, pollution sonore que la retransmission d'une finale de Roland-Garros parvenait tout de même à couvrir raisonnablement.
Mon estomac, lui, organe d'une ponctualité intransigeante, se manifesta vers 20 h 15. Ma femme semblait toujours plongée dans un spleen incompatible avec la préparation (sinon amoureuse, au moins habile) de notre rôti de porc dominical.
Femmes plurielles cité scolaire
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